• Golf et maux de dos

    Golf et maux de dos

    Nous entendons fréquemment parler du « golfer elbow », mais saviez-vous que près de la moitié des golfeurs souffrent de maux de dos. Plutôt violent pour un sport paisible et relax…

    En effet, l’élan de golf est un mouvement des plus dynamique puisqu’il requiert l’activation et le relâchement successivement alternés et surtout coordonnés de diverses chaines musculaires s’opposant les unes aux autres. Toute dysfonction influençant l’harmonie de cette synchronicité réduit rapidement l’efficacité de la manœuvre et les phénomènes compensatoires déployés augmentent les chances qu’un inconfort apparaisse jusqu’à ce que celui-ci évolue graduellement vers la blessure.

    Examinons les sources problématiques les plus communes :

    • Une pronation du pied peut inhiber la rotation du tibia et ainsi atténuer l’énergie véhiculée par les jambes;
    • Une affectation du grand fessier peut réduire la rotation du bassin qui sera compensée par une rotation excessive des épaules, réduisant l’énergie accumulée lors de l’élan arrière;
    • Un manque de souplesse au niveau des adducteurs de hanches peut empêcher une rotation adéquate du bassin.
    • Une restriction thoracolombaire peut limiter la torsion du tronc, autant lors de l’élan arrière qu’après l’impact;
    • Des abdominaux paresseux, particulièrement les obliques internes, peuvent prévenir une stabilisation adéquate du tronc;
    • Des abducteurs de hanches de mauvaise humeur peuvent fragiliser la stabilisation pelvienne et ainsi encourager l’apparition de problèmes aux bas du dos;

    Si vous êtes moindrement attentifs, nous pouvons déceler un thème de cette liste : c’est majoritairement au niveau des hanches et du bassin que ça se passe.

    Aussi, nous pouvons regrouper grossièrement nos causes en deux catégories :

    • Une instabilité qui fragilise le mouvement;
    • Une restriction qui sabote le moment de force rotationnel lors de l’enroulement ou le déroulement.

    Une autre cause commune des maux lombaires se veut une descente qui combine latéroflexion (une inclinaison latérale) et rotation au lieu de comporter uniquement une rotation. Les structures lombaires subiront alors toute une raclée! Toutes deux catégories de causes peuvent être ici fautives, mais parfois, il s’agit simplement d’une motivation excessive à vouloir employer la force pour propulser la balle le plus loin possible. Souvenons-nous que la puissance de l’élan est déterminée par l’efficacité du moment de force rotationnel plutôt que la force physique. L’élan arrière se veut un ressort que l’on comprime lorsque l’on s’enroule pour ensuite simplement utiliser la force explosive de son expansion pour se laisser dérouler. Le tout devrait être fluide et comporter un effort qui se veut minimal.

    Que ce soit par prévention ou si malheureusement vous avez déjà atteint un stade pathologique, n’hésitez pas à consulter en thérapie manuelle, que ce soit en acupuncture, en massothérapie, en orthothérapie ou en ostéopathie. Par la suite, des exercices de rééducation peuvent s’avérer nécessaires à construire un moment de force rotationnel adéquat et efficace qui réduit vos risques de blessure. Idéalement, prendre de bonnes habitudes de mouvement tout en évitant les faux plis pour prévenir de vous blesser se voit l’option la plus souhaitable.

    Bon parcours!

    Philippe-Olivier Jasmin
    Massothérapeute spécialisé, Orthothérapie

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Témoignage

Annie et Catherine ont été, sont et seront toujours des petits anges sur ma route. Je leur dois beaucoup et je souhaite que bien d’autres personnes aient la chance de les avoir sur leurs routes, milles reconnaissances!
Diane Boivin (Acupuncteures : Annie et Catherine)

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